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Tome second.
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5zo HISTOIRE

Ce point de vue le plus íìmple est: en même tems le plusgénéral, car dans la nature on voie toujours marcher en-semble la généralité ôc la simplicité. Les circonstances , quidifférencient les cas particuliers, font ensuite considérées sépa-rément; on traite à part les modifications qu’elles apportent:la solution se transforme , elle marche avec des divisions , quifont des repos placés dans une route trop longue; Lc la solu-tion d’un problème profond ôc difficile n’est plus qu’une fuitede questions, dont l’étendue est proportionnée à notre intelli-gence.

Rien n’est plus simple que le mouvement de deux corps quis’attirent ; mais ce cas n’existe point dans un univers qui ren-ferme une infinité de corps : dès qu il y en a trois , la com-plication commence ; Newton s’arrête à ce premier degré. Untroisième corps représentera tous les autres qui le remplacerontsuccessivement; fussent-ils cent, Newton n’en considérera ja-mais que trois: mais de cette solution générale il déduira uneinfinité de phénomènes, les altérations du mouvement de lalune , la précelfion des équinoxes, le flux de la mer; tout celan’est qu’une conséquence d’un premier résultat. On a vu quechaque partie de la protubérance de i’équateur étoit à ses yeuxune lune circulant autour de la terre en vingt-quatre heures;le phénomène des marées peut s’offrir fous le même aspect,chaque molécule de l’Océan est également une petite lune ,troublée dans ses mouvemens par le soleil ou par la lune :cette particule s’efforce, monte pour les suivre, ôc retombe,entraînée par son poids qui la rappelle à la terre. 11 falloir,pour résoudre ainsi le problème, n’être point effrayé de lamultitude de ces petites lunes , comprises dans le sein del’Océan , mais la puissance de les sommer ne manquera pasà Newton.