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Tome second.
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HISTOIRE

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comme on le pense bien, Iovsque dans leurs orbes respectifs ilsson r dans leurs plus petites distances de la terre. Les moindresmarées au contraire arrivent lorsque les deux astres font en qua-drature , &c que leurs esters font oppoíés. Ces esters peuventêtre encore diminués à raison de l’élévation fur l’horizon , Lede la plus grande distance de la terre. Ce íont les cas extrêmes ;les marées, qui varient tous les jours , fe composent de toutesces circonstances. Quant au moment de la haute mer, il rélultedes tems des pastages de la lune Le du loleil, Le il a lieu dansun tems intermédiaire ; il arriveroit toujours très-près du pas-sage de la lune , qui plus proche & plus puissante, l’emportepar son action , mais la résistance des eaux produit un retard.Ces eaux ont une inertie qu’il faut vaincre , une adhérenceaux eaux voisines qu’il faut détruire ; &í quand elles fe déter-minent à fe mouvoir, elles éprouvent elles-mêmes un frot-tement fur lc fond de la mer, qui retarde leur mouvement.La haute mer n’arrive donc en général qu’environ trois heuresaprès que la lune a passé le méridien , plus ou moins , suivantles circonstances locales.

La théorie démontre que la mer ne peut monter tout a uplus que d’onze pieds ; cependant il est des côtes où elle s’élevebeaucoup davantage , Sc quelquefois de quarante à cinquantepieds. C’est l’estet de l’obstacle que ces côtes lui opposent,elles arrêtent le premier flot; ce flot est élevé par celui qui lefuit Le qui le soulevé pour monter lui-même. La forme descôtes y contribue encore ; l’eau doit monter plus haut dans lespassages resserrés , en raison de fa force Se de fa quantité :d’ailleui'3 toutes les eaux de l’Océan s’élevent à la fois, & femouvant dans des directions à peu près parallèles, les sinuositésdu rivage peuvent les repousser d’un endroit pour les jeter dansop swe; plusieurs flux fe dirigent vers un ícul point, òèt il y a