DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 545
pour constater que les comètes font animées par la mêmeforce, qui anime notre système des planètes. C’est une forceinversement proportionnelle au quarté de la distance , uneforce née dans le soleil , ôc propagée assez loin pour s'étendrejufqu’aux orbes les plus reculés des comètes, ôc pour enchaînerces astres comme ceux que nous voyons circuler plus près dela source de la force.
Ces comètes, qui décrivent des ellipses immenses, éprou-vent des inégalités semblables à celles des planètes, mais desinégalités bien plus grandes. On a vu que ces inégalités étoiencproportionnées à {excentricité (a) ; les comètes ont des excen-tricités énormes. Ces astres fe meuvent, ainsi que les planètes,plus vîte quand ils font près du soleil, plus lentement quandils en font plus loin ; ôc Comme cette proximité ôc cet éloigne-ment font considérables , les variations de leur vîteíle fonttrès-grandes. Les comètes doivent donc marcher avec unelenteur infinie quand elles font dans ces régions lointainesoù notre œil ne peut les suivre ; ôc si elles s’y rencontrent,elles peuvent déranger sensiblement leurs mouvemens, altérerleurs orbes, diminuer ou allonger leurs révolutions , parcsqu’elles restent long-tems exposées à leur attraction mutuelle.Newton en conclut deux choses , la premiers, que les comètesn’ont point été enfermées , comme les planètes, dans unzodiaque étroit, asin que leur route n’étant pas si près les unesdes autres, ces routes ne puissent fe croiser, ni les comètesfe rencontrer; leur distance, la grandeur de leurs orbites fonttoutes différentes, leurs routes coupent le ciel dans tous lessens , ôc quand deux de CtzS routes fe coupent elles - mêmes enun point, elles s’écartent bientôt par leur divergence, (b) La
(í) Princ. math, Liv, III, Prop. XL.
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(t) Supra j Tora. I, p. 87 & 471.
Tome II.