54 ^ HISTOIRE
la comete de 1680 , sont croire à Newton quelle a dù trouverun peu de résistance. Ií a fallu qu’elle traversât I’atmofphèredu soleil, cette atmosphère lumineuse découverte par Calsini;la comete même y est entrée aster avant , Sc dans la partiequi doit être la plus dense : quelque peu d’épaisseur qu’ait cemilieu, on sent que le déplacement de ses molécules opposequelque obstacle au corps qui veut le traverser. La résistance dece milieu est toujours proportionnée à la grandeur, à l’étendued u corps en mouvement , qui à raison de cette étendue ,a plus ou moins de molécules à déplacer ; mais la résistancedépend auílì de la vitesse. Lorsqu’un corps se meut rapidement,les molécules ont moins de tems pour se diviser Sc pour luilivrer passage; le corps les pousse, les amoncelé, les ferre lesunes contre les autres , Sc fa rapidité qui unit ainst ces molé-cules , les rend capables d'une résistance plus grande. Cetterésistance a toujours lieu dans la direction de la force uniforme:une petite partie de cette force est consumée, Sc commeelle ne se renouvelle pas, ses pertes sont pour toujours. Enconséquence la force centrale prévaut, Sc le corps, c’est-à-dire,la comete s’approche du soleil. Newton conçoit que ces pertesrépétées peuvent tellement diminuer la distance au soleil, quela comete doit à la fin y tomber ; Sc se réunir à la masse solairepour servir d’aliment à ses feux, Sc pour réparer peut - êtrelevaporation continuelle de la lumière. La comete de 1680a passé si près de ce foyer, qu’elle pourra bien y être engloutieà son prochain retour : peut-être, ajoute Newton, les étoilesqui s’allument tout-à-coup dans les régions du ciel n’étoient-elles invisibles que faute de feux assez actifs ; elles brillent,ranimées par la chute de quelques comètes (a).
(a) Trine, math, édit. franc. Tom, XI, p. 147.