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Tome second.
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55 Z HISTOIRE

terne. Inobservation avoir déjà montré que quelques comètesvues de la terre, paroilTòient se mouvoir dans le ciel en remon-tant le cours ordinaire des planètes. Mais tout ce que nousvoyons de la terre n’est souvent qu u ne apparence illuíoire ;notre propre mouvement altéré le vrai mouvement des astres :les planètes ont des tems où nous les voyons rétrograder ; lescomètes pourroient nette rétrogrades que comme elles, ôcen apparence. Mais lorsque leur mouvement sut rapporté ausoleil auquel il appartient, lorsqu’on pur suivre leur routeréelle , on vit que dans le nombre de ces planètes nouvelles êcinattendues que le hasard semble nous envoyer, les unes sui-voient le sens dans lequel les planètes se meuvent par un mou-vement que nous appelons direct, les autres marchoient dansun sens entièrement contraire par le mouvement que nous appe-lons rétrograde. Cette vérité démontrée porta un coup terribleà Thypothèíe des tourbillons ; car si les tourbillons plané-taires ont dans leur révolution allez de force pour entraînerles corps massifs & lourds des planètes, ils doivent entraînerégalement les comètes lorsqu’elles y arrivent, lorsqu’elles ytombent. Ces comètes ne peuvent íuivre que le mouvementdu tourbillon : on ne conçoit pas comment elles pourroienten sortir ; on conçoit encore moins comment elles pourroientse mouvoir dans un sejis opposé à ce torrent de matière cir-culante. II faudroit imaginer que le tourbillon des comètes,aplati Le alongé comme leur orbite, pénétrât les tourbillonssphériques de nos planètes, y conservât son mouvement dif-férent êc même contraire ; &c l’idée de cette pénétration impos,sible seroit une grande absurdité !

Mais cette objection n’est point la feule que les découvertesde Newton fournistent contre les idées plus ingénieuses quesolides de Descartes. Les vérités nouvelles ne font pas Tunique

avantage