m HISTOIRE
les deux loix de Kepler (u) , ce qui est: absurde Sc contra-dictoire.
§. L X.
Le système des tourbillons renferme bien d’.mtres contra-dictions que nous n’entreprenons point de détailler {b). Cen’est pas ainsi que Newton a expliqué la nature par le systèmede la gravitation ; il est: parti des faits généraux pour chercherle principe qui les produit. La premiere loi de Kepler lui amontré que les corps célestes étoient mus par une force dirigéeà un point fixe ; la seconde indique que cette force, capablede s’accélérer Sc de fe ralentir, varie en raison inverse daquarré des distances à ce point ; Sc la troisième fait connoîtreque ce t ce force est encore proportionnelle à la quantité dematière d u corps qui occupe le centre. Newton , en nousdonnant l’idée d’une force, qui existe dans toutes les partiesde la matière, Sc qui varie inversement comme le quarté desdistances , ne nous a donc rien dit que ce que les faits luiont appris; s’il en a fait une loi générale, c’çst qu’elle dérivedes faits généraux. Rien n’est plus simple que fes supposi-tions : la matière a été créée Sc douée d’une tendance réci-proque de toutes fes parties, suivant cette loi ; la causepremiere, Dieu a lancé dans l’efpace les malles des corpscélestes, chacune avec une force d’impulsion une fois impriméeSc durable, puisqu elle n’éprouve point de résistance. Avec unepropriété primitive Sc possible de la matière, avec un premieracte de la puissance divine, Newton trouve la raison de tous lesmouvemetis, la raison de Tordre Sc de la conservation de l’uni-
(<j) Ptinc. math, Liv, III, schol. gêner. (J>) Voyt j ['Encyclopédie à l'article tour^x. 174. billons*