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Tome second.
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55 6 HISTOIRE

blable. Cette sympathie, étendue jusqu’à la lune pour retenircette planète dans son orbe , n’est qu’une erreur aggrandie.Les anciens se font approchés par hasard de la vérité. Nousavons déjà dit qu’il n’en est pas de leurs opinions comme desfaits qu’ils nous ont laides (sl). Les faits font manifestes, les opi-nions peuvent être équivoques par l'expredion. Nous ne voyonsessentiellement dans l’attraction prétendue des anciens qu’uneidée de sympathie & d’amour, qui prouve seulement le penchantde l’homme à retrouver partout les sentimens qui le consolent,ou les pallions qui l’agitent. Kepler, Hook peuvent stuls êtreassociés à Newcon, comme ayant eu Tidée nette de la causeuniverselle. Mais cette notion philosophique Sc vague n’estrien , quand on ne démontre pas que l’idée est fondée êc lacause nécessaire. C’est ce qu’a fait Newton , Sc c’est une gloirequi n’appartient qu’ì lui seul : il a été forcé de concevoir l’at-traction ; ce sont les phénomènes qui ont fait entrer cette idéedans fa tête, ce sont eux qui l'y ont affermie , enracinée.Conduit par la certitude géométrique , il étoit sûr de ne points’é^arer. Les doutes d’un esprit naturellement sage ont étéanéantis par la multiplicité des preuves ; il a bien fallu croireà l’attraction que la nature entiere lui manifestoit.

L’attraction, dévoilée par les phénomènes qu’elle produit,n’est elle-même qu’un effet, les causes primitives nous fontcachées ; la nature , enfermée dans ses profondeurs , ne nouslaisse appercevoir que des résultats. Sur la terre où nous voyonsles corps se mouvoir, nous ne connoidons que l’impulíion;& familiarisés avec ce phénomène de la communication dumouvement, nous n’imaginons pas qu’un corps puide se mou-voir sans avoir été poussé. Newton se proportionnant aux idées

(a) Supra $ p. 18$.