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Tome second.
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DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 5Î7

de son siecle, peut-être n’osant se livrer lui même à une con-clusion trop hardie , a déclaré plusieurs fois que fesse t defattraction pouvoit n’être que le résultat d’une impulsion (a).Mais l’impulíion se proportionne à la surface des corps, 8í non àleur solidité, à leur masse, comme fattraction : auíîì Newtona-t-il été obligé de considérer l’attraction comme f effet d’unfluide très subtil, qui non-seulement environne les corps danstous les espaces de l’univers, mais qui pénétré les corps mêmes,8c qui est caché dans leur substance. Nous allons le lailscrparler lui-même : C’est par la force 8c faction de cet espritci que les particules des corps s’attirent mutuellement aux« plus petites distances, 8c qu’elles cohérent loríqu’elles font« contigiies ; c’est par lui que les corps électriques agissent à« de plus grandes distances , tant pour attirer que pour re-" pousser les corpuscules voisins : 8c c’est encore par lui que» la lumière émane , íe réfléchit , s’infléchit, se réfracte 8c» échauffe les corps. Toutes les sensations sont excitées, & les„ membres des animaux font mus quand leur volonté l’or-„ donne, par les vibrations de cette substance spiritueuse qui„ se propage des organes extérieurs des sens par les filets solides« des nerfs , jusqu’au cerveau, 8c ensuite du cerveau dans les« muscles. Mais ces choses ne peuvent s'expliquer cn peu de„ mots. On n’a pas fait encore un nombre suffisant d’expé-„ riences , pour pouvoir déterminer exactement les loix selon„ lesquelles agit cet esprit universel (b). » Dans ce peu de motsNewton a embrassé la nature , 8c devinant une infinité dedécouvertes qui se feront un jour, il a vu par son génie ce qued’autres siécles verront peut-être par la voie de l’observation.

(a) Princ. math. Liv. I, sect, II, édit. (è) Ibid, Liv. I, fect. II, édit. siatur.franc. p. 167 & zoo. p. 17?,