DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 587
l'on considéré , ajoute-c-il, le peu de lumière que l*anneau pou -voit recevoir dusoleil 3 en conséquence de cette petite élévation ,& les espaces presque immenses du ciel 3 par lesquels il faut quecette lumière passe 3 pour aller du soleil éclairer l’anneau qui 3 esll'objet le plus éloigné de notre fy flème 3 & revenir de la jusqu* a.nous , pour rendre les anses visibles ; fi l*on fait attention quele disque du soleil paroît a Saturne cent fois plus petit qu*a laterre 3 on en pourra conclure la force prodigieuse de la lumière dusoleil 3 & la disposition de la matière propre de l*anneau a nousla renvoyer (a).
Les anses, après avoir repris quelque lumière, se rétrécirentjusqu’au 21 Mars qu’on les vit difficilement. Le 21 Tarifeorientale étoit disparue la premiere comme le 12 Octobre, cequi confirma les conjectures de Jacques Caffini. Le 23 MarsSaturne parut rond, Lc resta fans anses jusqu’au 12 Juilletque Tanse occidentale parut * l’orientale étant à peine visible.Le phénomène, qui fait paroître plutôt ôc disparoître plus tardcette anse , nous paroît trop constant pour dépendre d’unerotation de Tanneau. II feroit singulier que cette rotation secombinât avec toutes les autres circonstances de la disparitionôc de la réapparition , de maniéré à présenter toujours la mêmeapparence. II feroit peut-être plus naturel de croire que lesdeux anses, les deux côtés de Tanneau ne font pas égalementpropres à réfléchir la lumière. M. Meffier, dans la disparitiondu mois d’Octobre 1773, a vu les anses amincies se réduireà une suite de points lumineux ÔC séparés. Nous les avons vuescomme lui; ces points de lumière étoient vifs, blanchâtres,scintillans, semblables aux étoiles de la septieme grandeur,vues avec de bonnes lunettes (b). Ces points brillans font
(i) Iiid. 177P, 1774> p. 43 ».
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(a) Mém. Acad. Scien. 171Í > p. 17t.