HISTOIRE
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à un neveu encore vivant Lc digne de le remplacer. Maraldi,peu de tems avant de finir fa carrière, s’honora par la décou-verte d’un nouveau phénomène ; il remarqua que les duréesdes éclipses de ces satellites ssétoient pas toujours les mêmesà égale distance des nœuds. On a vu (a) .que les durées deséclipses ne dépendent que de la distance au nœud ôc de l'in-clinaison. Si la distance au nœud est la même dans deux annéesdifférentes, &. que les éclipses soient plus longues ou pluscourtes, il faut que l’inclinaison ait changé. J.es observationsdu premier satellite firent soupçonner à Maraldi cette variation;il la confirmad'une maniéré convaincante en 1729 parles obser-vations du second; nous n’en citerons qu’un exemple. Le 21Janvier i 668 , Jupiter étant au point où les éclipses doiventêtre les plus courtes , la demi-durée observée fut de i 1 ’ 15s ;le 17 Septembre 1715, dans des circonstances semblables,cette demi-durée ne se trOuva plus que de i h 7 ' 14L Cettedisterence de douze minutes de tems ne peut être une erreurd’observation.
Maraldi fait voir qu’on ne peut supposer que trois causes ;i°. un mouvement dans les nœuds ; 2°. une excentricité del’orbe du satellite ; 3 0 . une variation dans l’inclinaison. Dansle premier cas , lorsque Jupiter revient au même point de sonorbite, il ne seroit plus à la même distance des nœuds , puis-que les nœuds ne seroient plus au même lieu ; mais les mêmesobservations , qui faisoient voir l’inégalité des demi-durées ,prouvoient souvent auílì que les nœuds n’avoient point changéde place; il n’y avpit donc pas moyen d’imaginer qu’ils eussentaucun mouvement. Da.ns le fécond cas , l’excentricité de l'or-bite du satellite augmenteroit , ou diminueroit sa distance à
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