DE L’ASTRONÒMIÈ MODERNE. Î9S
Jupiter; ce satellite seroit tantôt plus éloigné, tantôt plus près;& le tems de son passage par sombre plus long ou plus court,selon qu’il traverseroit une partie plus large, ou plus étroite de'cette ombre conique. Mais il faudroit une excentricité énor-mément grande pour produire les différences observées , Lc ellé‘seroit très-sensible dans les autres observations. On ne pouvoicdonc attribuer cet effet nouveau qu’à un changement de l’in-clinaison (a).
Maraldi trouva cette inclinaison dé 4 degrés 3 3 minutes ;elle avoit augmenté environ d’un degré depuis l 668. Les satel-lites de Jupiter , comparés au satellite de la Terre , à la Lune,offroient des singularités remarquables : les nœuds de cetteplanète ont un mouvement très-rapide, son inclinaison variepeu ; les nœuds des satellites au contraire paroissent fixes, 8cleurs inclinaisons ont une variation très-sensible. D’aiileurssi l'inclinaison de la lune varie, elle se rétablit dans le coursd’une année, on y reconnoît l’effet de faction du soleil quise manifeste encore d’une maniéré plus marquée , en accélérantou retardant la vitesse de la planète. L’inclinaison du secondsatellite au contraire paroissoit croître constamment , ce quiannonçoit au moins une période très-longue. Tout paroissoitalors bien réglé dans les petits orbes des latellites, ils mar-choienr d’un pas assez égal, Lc avec une forte d’uniformité ;leurs nœuds sembloient immobiles : il n’y avoit que le plan del’orbite qui s'élevoit constamment dans une période, 5 c par unecause inconnue.
Auísi lorsqu’en 1732 M. Maraldi le neveu eut reconnu unevariation semblable dans le troisième satellite , Lc apperçu uneexcentricité dans l’orbite du quatrième {b) y M. de Fontenelle ,
{a) Mém. Acad.Scien. an. 1719,p.
(I) IVid. 1751, p. -6 & 471.
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