DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 597
de voir les fils pendant la nuit : on peut les éclairer au moyend’une lumière , placée en dehors auprès de l’objectif de lalunette ; mais cet usage même n’est pas encore fans inconvé-nient ; les astres parodient vacillans &. tremblans, parce quela lumière communique son agitation à leur image. Maraldipréféra de remplir les intervalles entre deux fils, l’un obliqueêt l’autre vertical , par une lame de métal (a) ; les étoiles dis-paroill’ent en se cachant derriere cette lame, dc se remontrentaprès savoir traversée. Tout le tems que l’astre a été perdu devue est celui qu’il a employée à palier du fil vertical au filoblique (b).
En 1701 la Hire imagina un réticule pour l’observatíon des-éclipses. Mœstlin me su roi t la grandeur de l’image du soleil yen la recevant dans une chambre obscure ; íur un papier où ilavoir tracé plusieurs cercles concentriques (c) mesurés d'avance ».il ne s’agiíToir plus que de déterminer celui qui enfermait l’image-Cette invention servit ensuite aux éclipses de soleil. On choiíic
(a) Fcyep la fig. 56. M. Bradley a renducette diíposuion encore plus commode, eninventant !e réticule rhomboïde. Ce réticulecil formé effectivement de quatre petiteslames étroites de métal , qui forment unparallélogramme rhomboïde ; elles suffisentpour faire perdre l’étoile de vue pendantqaclques momens, St par conséquent pourfixer l'ir.stant de son entrée dans cet espace,& celui de fa sortie Alors si on a vu {fig. 37)une étoile entrer en a Sc sortir en b , le mi-lieu de l’intervalle est le tems de son pas-sage en f. On a de même le tems du pas-sage d'une autre étoile en g la différencede ces tems est celle dé leur ascension droite.Comme on a le tems que s une a mis à allerde a en b, St 1 autre de c en d> les moitiésfont les tems quelles ont mis à aller de aen / & de c en g , Sc la différence dc cesmoitiés réduite en arc de grand cercle estladiffécence/g de leuts déclinaisons. 11 faut.
cependant remarquer que lorsque les étoilespassent, l une dans la partie supérieuref autre dans la partie inférieure du réticule,leur différepce de déclinaison est hg , quiest égale à la somme de cg Sc de h k y ilfaut donc ajouter le tems qu’une étoile a.mis à aller de c en g au tems que l’autrea mis à aller de k en b. , c’est la différencede leur déclinaison. Mais comme la nuiton pourroit fe tromper , Sc croire qu’uneétoile a passé dans la partie supérieure Ttandis quelle a passé dans l’inférieure ,,M. Bradley a laissé l’efpace ? qui eff entiè-rement couvert d'une lame de métal; lesétoiles qui passent dans la partie inférieurediiparoiileiu cn sortant du rbombe Sc repa-roiilent un moment après ; celles qui sortenrde la partie supérieure ne reparoissent plus.
(í) Méir. de l’Acad. Scien, année 170^,,P- 71 -
(c) Supr a- T. I, p. 315,-