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Tome second.
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596 HISTOIRE

souvent heureux dans ses prédictions, disoit-il : » tout ceci»» commence à vérifier ce que nous avions annoncé , Sc en" quelque forte prédit en 1717 que les hypothèses de la con-» centricité des orbes des satellites, de l’immobilité de leurs» nœuds , de la constance de leur inclinaison, pourroient bien>3 ne pas subsister ; elles n’étoient pas assez physiques, Sc cen n’est pas-là la forte de régularité que la nature affecte. Voilà33 déjà la constance des inclinaisons ébranlée dans les trois33 premiers satellites , la concentricité dans le quatrième. L’im-33 mobilité des nœuds tient bon jusqu'à présent, mais il y a33 bien de l'apparence qu’à la sin tout aura le même fort (a). »Tout ce que M. de Fontenelle prédit ici a été vérifié-

§. V I I L

Dans l’intervalle que nous parcourons, on ajouta plusieursperfections utiles aux instrumens ; la premiere est celle des filsqui se croisent au centre de la lunette sous un angle de 45degrés. Si l’on observe deux astres qui puissent passer ensemble,òu du moins successivement dans le champ de la lunette, fansla changer de position , Sc que l’on marque les instans du pas-sage de ces astres au fil vertical Sc aux deux fils obliques , on.aura non seulement la différence de leur ascension droite ,mais celle de leur déclinaison (£).; cet assemblage de fils croisésse nomme un réticule (c). Le seul inconvénient, c’est la difficulté

(a) Mém. Acad. des Scien. année 1731,Hist. p. a*.

(í) Si les deux étoiles (fîg. 3 j) ont passéa» fil oblique cn A tiu en C , & .au filvertical en B & en D , on connoîc par l'in-teivalle des passages- ies-espaces AB-, C D.Mais comme l'angle C E D est de 4 j degrés,les lignes C D & DE font égales , ainsi queles lignes AB & BE, Ainfila différence des

te m s des passages des deux étoiles au filvertical donne la différence de l’afcensiondroite ; & la différence des espaces ou desarcs AB & C D donne l'cspace BD, quiest la différence de déclinaison.

(c) J. Cassini donna en 1694 une méthodepar laquelle il pouvoir déduire les diamètresdes planètes des passages de leurs bords aurfils obliques ( Mém. Acad. Sc. T. II, p. 14)^'