DE L’ASTR O N O M I E MODERNE. 599
Ii remarqua depuis que dans certains cas cette lunettedeviendroit trop longue 8c ne seroit pas commode. II inventaun nouveau micromètre , qui consistoit dans un compas àdoubles branches, dont deux allez courtes, 8c les deux autresassez longues ; les petites étoient recourbées le tout a lafigure d’une tenaille dont les extrémités, destinées à se toucher,sont terminées en pointes très-fines. II introduisoit ces courtesbranches dans le tuyau de la lunette, par une ouverture mé-nagée exprès , 8c il saiíîssoit, il prenoit les disques, la petitedistance des astres qu'il vouloir mesurer ; il y trouvoit l'avan-.tage de se passer du fil fixe des micromètres qu’il est difficilede bien placer fur le bord du disque, 8c qn’il est encore plusdifficile d’y conserver, parce que l'astre íe meut. On conçoitqu’il est aisé de savoir, comme dans tous les micromètres, àquelle partie d’un cercle céleste répond l’ouverture des longuesbranches, qui est proportionnelle à celle des petites (u). Ce mi-cromètre avoir la commodité de Rappliquer également bien à.toutes les éclipses 8c à toutes les mesures qui pouvoient seprendre dans le champ de la lunette (i>). Le micromètre d’Au-zout a cependant toujours été préféré : mais nous devons rendrecompte de ces inventions ; il est d’ailleurs utile de les conserver,parce quelles peuvent en produire d’autres. Nos connoissancesne s’étendent que par des combinaisons, 8c les idées du passéentrent dans la composition des idées présentes.
§. I X.
L'A STRONOMiE avoir encore deux instrumens dont NOUA
(a) Kirch avoir imagine un micromètredu même genre ; deux branches de métal,conduites par des vis, s’avançoient dans lechamp de la Lunette directement laine vers
sature , Sc embraísoient le diamètre d’un«planète , ou la distance de deux étoiles.
( Mém. Acad. Berlin , T. I, p. roi).
(&) Mém de l’Ac. des Sc. 1717p. 6 o~