DE L’ ASTRONOMIE MODERNE. 6 03
viron une minute, lorsque Jupiter étoit apogée, ou le plusloin de la terre (a).
E11 1714 on fit attention que dans Tannée 170S , ainsique dans Tannée 1671 , où Jupiter avoit été égalementaphélie , la durée de sa révolution diurne avoit paru pluscourte de 10 à n" qu’en 1675 Sc en 1713 , où Jupiter étoicpérihélie (b). II sembleroit donc que la proximité du soleildiminuât la vitesse de la rotation ; conclusion absolument op-posée au sentiment de Képler Se de quelques astronomes deson tems, qui pensoient que les planètes tournent plus vitefur leur axe loríqu’elles font plus près du soleil. II est bienétonnant que Ton n’ait pas répété ces observations , Se par lesmoyens les plus exacls, pour décider une question très-grande& très-importante, celle de Tégalité, ou de Tinégali-té des révo-lutions de la terre. La durée des jours est notre mesure com-mune , nous Temployons à tout; il seroit très-utile de lavérifier. Si Jupiter íe meut plus lentement fur lui-même , 1 ors-qu’il est plus près du soleil, il pourroit bien arriver que lesjours de nos hivers sussent un peu plus courts que ceux de nosétés.
La surface de Mars montra aussi des changemens : au moisd’Août 1717 cette planète devoir être le plus près de la terre;tous les 3 r ans elle se trouve en même tems Sc dans son péri-hélie , 6e dans ion opposition. On observa ses taches , 6e onconfirma par de nouvelles observations la durée de fa révolu-tion diurne de 24k 4c/ déterminée par D. Caílinï. On voitfur ce globe une tache vers le pôle méridional en forme dezone polaire ; elle étoit susceptible de changer d’éclat, Scquand elle étoit très-claire, Mars ne paroisse!t pas rond. On
(L) Iíid, 1714, p. 16.
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(<r) Mém. Acad. Scitn. T. II, p. 81.