Band 
Tome second.
Seite
602
JPEG-Download
 

G O 2

HISTOIRE

tous les points du ciel , avec la même commodité qu’auméridien. Les grands instrumens qui y font fixés ont par cettegrandeur plus d’exactitude ; on les réserve pour les détermi-nations importantes ôc fondamentales : mais la nécesiìté deprofiter des intervalles, que laissent les nuages fous un cielinconstant, fait employer le plus souvent la machine paraly-tique pour les comètes, pour les planètes, pour fixer la positiondes petites étoiles, ôc pour une infinité d’autres observations.

§- X.

Pendant qu’on perfectionnoit les instrumens, les méthodesd’obse'rver , ôc qu’on préparoit des observations pour servir debase à la connoissance exacte des mouvemens des planètes, onne négligeoic point les phénomènes de leur apparence j on étOltattentif à ce qui se passoit sur leurs globes ôc aux changemensde leurs surfaces.

D. Caísini, qui, avoit découvert le mouvement des tachesôc la rotation de Jupiter, reveuoit constamment à ce spectacle,pour en considérer les variations ; ces taches se détruisent ôcse renouvellent souvent à la même place, ôc après de longsintervalles. Caísini soupçonna que leurs retours pourroient bienavoir une période réglée ôc de 1 1 ans , comme la révolutionpériodique de Jupiter, ou de 83 ans que cette planète employéà revenir au même aspect de la terre ôc du soleil , ôc au mêmepoint du zodiaque. Quant au mouvement produit par la rota-tion de Jupiter, il crut voir que les taches marchoient moinsvire au centre que près des bords ; ce qui est contraire àl’esset optique, ôc ce qui sembleroit annoncer un mouvementpropre aux taches, combiné avec la rotation du globe. Caísiniremarqua encore que cette rotation paroissoif plus longue d’en-