DE GASTRONOMIE MODERNE. ísc5
l’éclat de Vénus. Toutes ces aspérités multiplient Ls fui facesqui réfléchisient la lumière. On vit des taches , ou du moinson en soupçonna fur Mercure, préciíément dur-: "c. :en;:■ oùil est: invisible. Depuis l’application des lunetusmens, la présence du soleil n empêche point de v. -
netes; on observe souvent Vénus Hc Mercure nu nu:
Hire le iils a remarqué que quelquefois on ne pcui pcevoir Mercure au méridien quoiqu’il soit alo.s pi uSoleil qu’il 11’est nécessaire pour le distinguer : il s’clt a!:des observations faites le même jour le matin ou le í- e
les tables donnoient fort exactement le véritable j _...p duciel où il falloit chercher Mercure , & cependant Mercure nes’y trouvoit point, ou du moins n’y paroistoit pas. La Hireen conclut cue Mercure pourroit bien avoir des taches qui,loríqu’ellcs font tournées vers nous, afloibliílent son éclat ÔCle rendent plus difficile à distinguer au milieu du jour (u);mais il seroit auíîi naturel de croire que la densité del’air, lesvapeurs qui y font mêlées, même íans être sensibles, peuventêtre la cause de l’invilibilité de Mercure. L’astre reste cachélorsque le voile est plus épais.
§. X I.
Il n’est point d’idée si singulière & si extravagante qui nenaisse dans la tête des hommes. On a été bien des siécles à sepersuader que la terre tourne sur elle-même ôc autour du soleil,parce qu’on voyoit le soleil se mouvoir; il a fallu opposer letémoignage de la raison à celui des yeux; mais il ne s’ensuitpas que les yeux ayent toujours tort. Depuis un grand nombrede siécles la lune avoit été en possession de tourner autour de
(u) Méro. de l'Acad. des Scien. année 170Í, p. -L.