DE GASTRONOMIE MODERNE. Cn
On pouíTa l’expérience encore plus loin ; on tripla la quantitéd’air , la hauteur du baromètre fut triplée, ôc la réfractionresta dans le même sens , mais ellè fut double. On fut donccertain que les réfractions íont proportionnelles à la densitérelative des milieux. M. Deliste, qui répéta toutes ces recherches,trouva que la régie n’étoit exacte 6c vraie que dans les grandeshauteurs du mercure ; quand il approche de son niveau, quandla quantité diminuée de l’air approche du vide , une légersdifférence dans la hauteur du mercure en produit une grandedans la réfraction (a). Au reste, en descendant à ces petitesquantités , nous nous approchons des élémens des choses ; c’est:là que la nature est plus cachée ôc plus difficile à pénétrer. Nousif avons plus d’instrumens assez fins, nos erreurs fe mêlent ànos résultats , ÔC il est à craindre que nous ne prenions nosfautes pour fe s écarts ôc fes inégalités.
§. XIX.
Quoique Newton eût démontré que la réfraction est lamême que fi le rayon de lumière passoit immédiatement del’éther, du vide dans l'air grossier qui nous environne , il n enest pas moins vrai que cette réfraction ne fe produit que peuà peu ôc par degrés. Le rayon quitte fa route en entrant dansl’air , il en change à chaque pas , à chaque couche d’air plusdense où il pénétré ; ce n’est donc point par une ligne droite ,c’est par une courbe qu’il vient à notre œil. La Hire, aussi bongéomètre qu’il étoit habile astronome , démontra que la courbeétoit celle que les géomètres nomment épicycloidc {b). En partant
(4) Mém. Acad. des Scien. année 1719 ,
p. 3 3°.
(i) En supposant les extensions de l’ait à
différentes hauteurs, ou fes différentes den-sités , en raison des racines quartées deshauteurs.
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