DE GASTRONOMIE MODERNE. 6 13
que cette route est tracée par un poligone circonscrit, c’est-à-dire , par le cercle même , en rendant infini le nombre descôtés. Alors en se servant, comme son pere, de la réfractionhorizontale de 33' 2c/, &í de celle de j' i$ v à io° de hauteur,il détermine que la hauteur de l’atmosphere est de 6918 toises;il supposa que la route étoit une parabole au lieu d’un cercle,òc il trouva encore la même hauteur. Cette conformité desrésultats n’étoit pas cependant une preuve que la route circu-laire fût la vraie, cetoit à l’obíervation de prononcer; Caííìnicalcula toutes les réfractions qui réfultoient de son hypothèse,il prit encore celles qui avoient été déduites par D. Caííìnide l’hypothèse que le rayon nous vient en ligne droite , & illes compara toutes aux réfractions données par l’observationdiiecte. L’observation prononça en faveur des réfractions deJ. Caííìni, Sc de I’hypothèse que la route du rayon est circu-laire. 11 fut donc bien constaté que la hauteur de Ja zone réfrac-tive de l’air n’excede pas 7000 toises, & qu’au-delà dans lereste de l’étendue de l’atmosphere l’air est trop rare & tropsubtil pour opérer une réfraction sensible (a).
§. x y.
Il est encore une méthode qui semble devoir donner hhauteur de l’atmosphere, c’est celle qui employé la hauteur dumercure, soutenu dans le baromètre par les colonnes pesantesde l’air. Pascal s’en servit le premier pour mesurer l’élévationdes montagnes ; Mariette &C Halley (b) , pour estimer celle de-l’atmosphere, en faisant quelques suppositions fur l’augmen-ration du volume dans les couches supérieures, en conséquencede ce qu’elles font moins chargées que les inférieures. Ils trou-ai Mém. Acad. dçs Scien. année 1714 , (L) Transactions philosophiques,
P- N'-iSi.