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Tome second.
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HISTOIRE

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veren.t que cette élévation de l’atmosphere étoit environ de 15à 20 lieues; ainsi la méthode du baromètre s’accordoit avec celledes crépuícules.

Mais les météores qui sont vus dans l’air, & qui sont apperçusde lieux très-différens Lc très-éloignés , ne peuvent être ainsivisibles fur une étendue considérable du globe que par leurélévation. L’une doit donc faire juger de l’autre ; Lc si dansces lieux distérens on a observé le point du ciel où un mé-téore a été vu , sa parallaxe peut faire connoître sa distance ,& par conséquent la hauteur de la partie de l’atmosphere où ils’est montré. Halley calcula, par la parallaxe d’un météore vuen Angleterre le 30 Mars 1719, que fa hauteur étoit de 73milles anglois , c’est-à-dire, de plus de 26 de nos lieues.M. de Mairan vint reculer encore beaucoup ces limites , enappliquant les aurores boréales à cette recherche. Les auroresboréales font des météores, c’est-à dire , des phénomènes pro-duits dans l’atmofphere de la terre. II est aisé de reconnoîtrequ’ils ne font point assujettis, comme les astres , aux appa-rences du mouvement diurne. Les planètes, les étoiles íemblentaller de l’orient au couchant, parce qu’elles font immobiles ,&: que nous sommes en mouvement : les météores ne changentpoint de place à l’égard de l’horizon , parce qu’ils se meuventavec le globe , avec nous ; ils font dans notre globe, puisqu’ilsnous accompagnent. Or ces phénomènes de l’aurore boréalefont vus en même tems à de très-grandes distances. M. deMairan , qui avoit l’efprit auísi exact; que philosophique , ÔCqui a fait un grand travail fur les apparitions des auroresboréales , & fur leurs causes , a trouvé , en calculant leurparallaxe, que les différentes aurores boréales étoient placées

(a) Transac. philos. 171-, N°. z60.