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diminuer , les orbes abandonner peu-à-peu leur forme elliptiquepour en prendre une circulaire , puis la quitter bientôt Sc s’al-longer fur un diamètre , après s’être accourcis fur l’autre. C’estainsi que M. de Fontenelle savoir mettre du sien dans le récitdes idées d’autrui, mais fans les altérer ; au resie cette vue est:bien éloignée , Se nous n’avons pu encore vérifier si mêmel'excentricité diminue réellement.
§. XXV.
Les efforts qu'o n avoit faits pour perfectionner la théorie dela lune, les tables qu’on avoit dressées fur les principes deNewton, ne remplissoient point complettement leur objet; onn’y trouvoic pas une connoiffance exacte des mouvemens decette planète ; son lieu calculé différois encore de plusieursminutes de son lieu observé. Ces tables étoient loin du degréd’exactitude nécessaire à la navigation. Les voyages de merne peuvent s'entreprendre fans une méthode pour trouver àchaque instant le lieu du vaisseau , Sc pour diriger fa marchedans ces grandes plaines de l’Océan où les routes ne font pointtracées. Ce font les astres qui fervent de réglé; on observe leurposition, on marque l’instant, Sc en calculant l’instant où ilsauroient la même position pour un lieu connu, la comparaisondes deux instans donne la différence des méridiens Sc le lieu duvaisseau (a). Pierre Appian ,. Gemma Frisius , Morin* propo-sèrent d’employer les mouvemens de la lune (b) ; Galilée,D. Caslìni, les satellites de Jupiter (c). Hailey, dans son voyageà file de Sainte-Helêne en 1 6 77, reconnut que la méthode laplus exacte étoit celle des mouvemens de la lune. Inobservation
(a) Histoire de l’Astr. moderne, supra ,k- M4-
(b) Supra , p. 175.
(c) Supra, p. 13 6 Sí 3 zS,