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Tome second.
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DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 6z;

des satellites de Jupiter est trop difficile; la lune réunit tout,elle est après eux celui de tous les astres qui a le mouvementle plus rapide. Comme ce font ces changemens qui doiventservir de signaux, plus ils font prompts , plus ils font faciles àsaisir. Mais cette observation facile ne suffit pas ; il faut queles mouvemens de la lune soient aster bien connus pour qu’onpuisse en tout te m s calculer i’instant où la lune aura la mêmepoiîtion fous un méridien également connu. II s'en falloit bienen 1677 que la théorie de la lune fût assez avancée. Halley,pour suppléer à ce défaut, eut l’idée ingénieuse d’employerl’ancienne période des Chaldéens, nommée Saros. Cette périodede 18 ans Sc 10 jours, rame ne à très peu près la lune dans lemême point de son orbite, Sc dans le même aspect à l’égarddu soleil Sc de la terre. II ne s’agit que d’obíerver la lune constam-ment Sc tous les jours, autant que cela est poslible, de marquerchaque jour Terreur des Tables ; Se après une période révolue »on aura la connoistance successive des erreurs de ces tables, quirecommenceront à peu près dans le même ordre Sc avec lapériode. Dès que Halley fut revenu en Angleterre, il entrepritce travail qu’il fut forcé d’interrompre en 1684; il exposa sonidée en 1710 dans une nouvelle édition des Tables Carolinesde itreet. hiais comme il manquoit d’obíervations Sc queFlamsteed , qui obfervoit depuis quarante années, ne commu-niquent pas les siennes, il le força de les publier en 1712 pourfutilité publique; Sc lorfqu’en 1720, après la mort de Flam-steed, Halley lui succéda dans Temploi d’astronôme royal , stcontinua lui-même les observations de la lune. Alors il vitavec satisfaction que les erreurs des tables étoient les mêmes en1690, 170S, Sc 1727 (a ) ; Sc il crut que ce moyen de les corriger

(a) Tables Carolines, édit. 1710.

Trans. philos. 1731, N*- 4 11 -

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