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étoit sûr &C permanent (a). Toutes les nations de ITuropereconnoiíl'oient l’utilité de Pastronomie pour la navigation ; onproposi des prix pour encourager les recherches. Nous avonsdéjà parlé de ceux qui furent promis par la Hollande Sc parPEfpagne (b). M. le Duc d’Orléans, Régent de France en 1722promit 100000 liv. , mais huit ans auparavant le Parlementd’Angleterre avoir assigné par un acte authentique une sommede 2ocoo liv. sterling , c’est-à-dire , de 460000 liv. argent deFrance , pour celui qui donneroit la méthode de trouver lalongitude en mer. Comme l’exactitude rigoureuse nous est tou-jours refusée , on demandoit cette longitude à un demi-degréprès. Ce demi-degré répond à deux minutes de tems, & endeux minutes de tems, la lune parcourt à-peu-près une minutedans son orbite. II falloir donc que les Tables de la luneneustent a u plus que Pincertitude d’une minute. Halley espé-rois y parvenir par le moyen de fa période chaldaïque ; lestables , même celles qui avoient été perfectionnées suivant lesvues de Newton, étoient bien éloignées de cette exactitude.Peut-être que cette imperfection , le peu de succès du systèmede P attraction dans cette partie, faifoit mal juger du principequi lui sert de base. II n’étoit encore bien reconnu qu’en An-gleterre; on voyoit qu il n’avoit pas suffisamment perfectionnéla théorie de la planète, qui avoir le plus besoin de l’être ; onpouvoir hésiter fur le principe, Sc douter de la vérité.
(a) V. M. k Gentil, Mem, Ac, Sc. 175 6> p. ; j. (&) Supra , p. 1 ;>>