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ç est la courbure de la terre qui fait que disterens lieux répon-dent à différens points. Les degrés que nous mesurons dépen-dent donc de cette courbure , ils seroient égaux si elle étoittoujours égale ôc circulaire; la dimension des degrés démontrequ’elle n’est pas partout la même, les degrés doivent être plusgrands où la courbure est moindre. Or une boule perd un peude fa courbure lorsqu’on l’aplatit, & c’est dans le lieu mêmeoù elle souffre cet aplatissement ; les degrés, qui sembloientaugmenter du pôle vers l’équateur, nous conduisoient donc àl’équateur même pour trouver l’aplatissement de la terre. Cerésultat des mesures françoises étoit précisément contraire aurésultat des principes du philosophe Anglois.
D. Caslìni montra que les degrés mesurés diminuoient d’un800 e environ ; les degrés de l’orbite de la lune comptésdepuis Tapogée ôc placés comme les degrés de la France, entrele 40 Sc le 48 e degré, paroissoient assujettis à la même dimi-nution, il crut en conséquence qu’il y avoir une certaine iden-tité entre la figure de sorbe du satellite de la terre ôc la figurede ses propres méridiens. D. Caslìni se trompa : M. de Fonte-nelle, qui le suivit, se trompa auslì, en espérant que cetteressemblance de forme, qui s’est trouvée fausse , produiroit unjour de nouvelles connoissances ; Sc que le mystère du Hux ôCdu reflux pouvoir tenir en partie à quelque chose de sembla-ble ( a ). Nous ne faisons point cette remarque pour inculperM. de Fontenelle , heureux par plusieurs prédictions vérifiées.S’il n’avoit pas le génie qui fait les découvertes, il avoir souventl’instinct philosophique qui les prévoir. Nous voulons seulementtirer une conclusion importante : c’est que les apperçus d’unesprit qui étend sa vue au loin dans la venir, ne font que des
(a) Hist. Acad. des Scicn. 1701, p. ?(.