DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 6 3?
possibilités ; cet avenir peut les détruire aufli bien que les confirmer; Sc comme on ne peut blâmer l’auteur de ces vues quandelles ne font pas vérifiées , elles ne doivent rien ôter à la gloirede celui qui les réalise par une découverte.
§. I I.
En effet ce rapport de figure entre sorbe de la lune Sc le»méridiens de la terre, fut détruit en 1713. Louis XIV ayantordonné de continuer la méridienne julqu'à Dunkerque ,Jacques Calîini , chargé de ce travail, l'acheva cette année ril trouva que la terre étoit plus aplatie que l’ellipse de sonsatellite ; mais cet aplatissement fut conforme à celui quiréfultoit des premieres mesures. Le degré moyen entre ParisSc Dunkerque fut trouvé de 569$ o roi Ces , moindre de yo-toises que celui de Picard, Sc de 137 toises que le degré moyenétabli fur les mesures méridionales (a). La terre resta aplatie,,mais vers l’équateur, au lieu de l’être par ses pôles, commeNewton l’avoit annoncé Le résultat de ces opérations paroissoitd’autant plus sûr qu’il étoit appuyé fur huit degrés mesurés dela terre.
Ce qu’il y a de singulier , e’est que Burnet, Anglois, consi-dérant la force centrifuge à l’équateur, Lc son effet pour éleverles eaux, au lieu d’en conclure , comme Newton, un renfle-ment dans cette partie du globe , imagina que l’air s’oppofoicà l’élévation des eaux ; Lc qu’elles étoient obligées de refluervers les pôles, où elles donnoient au globe une figure alongée,comme si l’air des pôles ne se fût pas également opposé à cereflux. Einfenfchmid, Allemand, fit antérieurement aux me-sures írançoifes, une remarque meilleure, Lc qui íembloit en.
id) Me m. Acad, Scien.' an. 1718, p. 24.5.