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au-delà. Sur l’instrument de dix pieds de rayon, employé à lamesure des degrés , on ne peut se flatter d’appercevoir dans ladivision du limbe une partie moindre que la zo e partie d’uneligne ; 8 t cette vingtième partie répond à huit secondes d’undegré céleste, qui font iz§ toises pour le degré de la terre.La différence des degrés mesurés n’atteignoit pas, ou ne íur-paífoit que bien peu cette erreur possible. Desaguilliers souhai-toit, comme J. Caffini, que l'on pût mesurer des degrés versle pôle 8 c fous l’équateur , pour avoir de plus grandes diffé-rences (a). Les François ont fait peu de tems après ces entre-prises désirées : ils avoient élevé les premieres difficultés , c’estpar leurs travaux quelles ont été résolues ; 8 c c’est à eux qu’ap-partient uniquement la mesure moderne de notre globe.
tz. V.
Si le système de Newton éprouvoit des difficultés, celui deDescartes s’écrouloit de toutes parts ; les comètes sur-tout luisaisoient le plus de tort. Non seulement quelques-unes étoientrétrogrades , marchant contre la direction des prétendus tour-billons , mais celle de 1707 s’éleva perpendiculairement dumidi au nord. M. de Mairan sentit que ces directions ne p o re-voient avoir lieu dans le sein même des tourbillons : il falloitles releguer au-delà de l’orbe de Saturne, où finissent les révo-lutions planétaires ; mais il étoit démontré par les parallaxesobservées, que les comètes approchaient plus près de la Terreque Saturne , beaucoup plus même que toutes les planètes ,excepté la lune. M. de Mairan fut obligé de changer la formedes tourbillons de Descartes; il leur ôta la sphéricité.Ces tour-billons s’exercent dans le zodiaque, ils peuvent par conséquent
(a) Transact. philos, an. 171 f, N°. }8í.