DE GASTRONOMIE MODERNE. C 5 t
effacés par le grand travail de Flamsteed , Je plus vaste qu’oneût encore entrepris & exécuté. Trois mille étoiles ont étéobservées, ôc leurs positions consignées à la postérité. Ce cata-logue a été la baie de presque toutes les recherches astrono-miques ; commencé quelque rems après celui d’Hévélius, il a«ne grande supériorité par la perfection des méthodes , &c sur-tout des instrumens dont Hévélius avoir refusé de se lervir.Toutes ces positions d’étoiles, observées à la fois & en grandnombre , n’ont pas la précision ; soignée des déterminationsparticulières de quelques astronomes plus modernes, elles nefont pas corrigées des petits mouvemens découverts depuisdans les étoiles; elles ne suffisent donc pas à des recherchesdélicates, & pour lesquelles i’astronôme curieux de Texactitudeauroic besoin d’établir lui-même le lieu des étoiles qu’il em-ployé. Mais, outre f avantage de montrer par un dénombre-ment plus complet des étoiles , le tableau du ciel & le détailde ses richesses, ce catalogue sert encore, &í sans examen,pour comparer les comètes aux étoiles, &í pour déterminerleur route Se leur mouvement.
§. I X.
Nous avons remis à l’époque où nous sommes, c’est-à-dire,au commencement du dix-huitieme siecle l’histoire des tenta-tives , qui ont été faites pour déterminer la parallaxe de l’orbeannuel & la distance des étoiles. Le système de Copernic avoireu long-tems, il avoir encore des ennemis; il n’y a peut-êtreque Terreur qui soit d’abord 8c tout-à-coup générale. En i~zoun chanoine Bavarois, nommé Eusebe Amort, mit au jour un nou-veau syflême d’une vieille philosophie ; c’étoitla terre réplacéeaucentre du monde, au milieu des tourbillons (a); c’étoit Ptoléméô
(a) Wcidkr, p. íoi.
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