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Tome second.
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HISTOIRE

lesquelles étant semblables, pouvoient être à chaque instantcomparées : i°. Que le diamètre apparent des étoiles paroîtinfiniment plus grand qu’il n’est réellement. Les étoiles fe con-fondent à Toeil nu , leu-r intervalle disparoît : cependant on voiepar le tems de l’observation , que l’intervalle étoit à ce dia-mètre comme zoà ^ , c'est-à-dire , 60 fois plus grand ; Le enconcevant, comme cela est naturel 8c même nécessaire , que1 Augmentation de l’image de chaque étoile étoit égale , que lesdeux extensions contribuoient à remplir en apparence l’intervalle,le diamètre apparent de ces étoiles paroifi oi t donc au moins 30fois plus grand qu’il n’est, 8c leur disque étoit augmenté 5)00 soispar la scintillation (a). Quelle seroit donc la petitesse de ces étoiles,íi on pouvoit les dépouiller totalement des rayons que leur donnecette scintillation ; 8c quel doit être l’éclat, la vivacité de leurlumière , partie d’une si grande distance, pour rendre une sipetite image sensible à notre organe ! II est bon d’ajouter quel’effet des lunettes étant de dépouiller les étoiles d’une partie deees rayons, la petite étoile dont l’apparencc étoit 500 fois tropgrande même dans une lunette d’onze pieds, étoit cependantbeaucoup moindre quelle n’est à la vue simple.

§. XIII.

Ces étoiles, qui Tancent de si loin une lumière sensible,ne peuvent être que des corps lumineux comme le soleil, desmasses aussi puissantes que la sienne ; leurs positions ne seroientpas toujours sensiblement les mêmes, leur attraction les dépla-ceroit mutuellement, si toutes ces étoiles n’ctoient pas séparéescntr’elles par des distances aussi grandes que celles de notresoleil aux étoiles mêmes. C’est cette distance qui les met à

(«) Méro, Acad, des Scicn. année 1710, p. 141,