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Tome second.
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DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 661

l’abri de leur action réciproque , qui les laisse dans leur reposcomme lui dans le sien. 11 est donc nécessaire, comme Halleyl’a remarqué, que dans les abîmes de l’efpace , les empires desétoiles soient séparés, pour que leurs pouvoirs relatifs soientnuls; & quelles règnent fur les corps subordonnés , fur lesplanètes de leurs systèmes particuliers , fans que ces grandespuissances puissent se nuire. On ne peut imaginer , comme ontfait jadis les Grecs , que toutes les étoiles soient à la mêmedistance ; il est naturel de croire que les plus belles, celles dela premiere grandeur, font les plus proches de nous òc de notresoleil. Si l'on imagine autour de lui une sphere , dont la dis-tance de ces étoiles plus proche est le rayon , Halley pense queles étoiles de la premiere grandeur font semées fur la surfacede cette sphère fictive : Lc comme leurs distances mutuelles nepeuvent être plus grandes, que leurs distances au soleil, Halleyremarque que sur la surface d’une sphère, il n’y a que treizepoints qui puissent être égalemènt espacés par une distance égaleau rayon ; & il conclut de ces probabilités qu’il ne doit y avoirque treize étoiles de la premiere grandeur. Képler avoit déjàfait cette remarque fur la division de la surface d’une sphère (û);mais il n’en avoit pas tiré la conclusion ingénieuse de Halley.Ptolémée comptoir seize étoiles de la premiere grandeur; M. dela Caille, en décrivant l’hémisphère austral, en a compté dix-neuf ou vingt. Mais on peut dire avec Halley que l’ceil n estpas un instrument bien exact pour s’assurer de l’égalité d’ap-p are n ce des étoiles ; nous en confondons peut-être plusieursdans cet ordre, qui font inégales en grosseur ôc en éloigne-ment. Halley observe qu’il y en a cinq de cette espece dansune étendue de 45 degrés du ciel ; ce qui ne doit pas être

(a) Epit. Astron. Copern, Tome I, p. ;6.