DE GASTRONOMIE MODERNE. 669
Samuel Molyneux , dans Tintention de vérifier la prétendueparallaxe des fixes, déterminée par Hook , òc de remplir levœu de Flamsteed, en examinant cette parallaxe avec un ins-trument plus grand que ceux qu'en avoit eus jusqu’alors , em-ploya à cette recherche le magnifique sextant de 24 pieds derayon, construit par Graham. II s’aslocia le jeune Bradley,professeur à Oxford , ôz destiné à se faire un grand nom dansl’aítronomie par deux découvertes mémorables. Ils commen-cèrent ensemble leurs observations en 1725. Ces observationsne leur indiquèrent point d’apparences favorables à la parallaxedes fixes , mais elles montrèrent des différences qui ne pou-voient être des erreurs, qui méritoient d’être suivies. Moly-neux, forcé d’abandonner ce travail, le remit à Bradley Cx luilais!a une explication difficile 6c une occasion de gloire. Bradleyétudia ces différences pendant trois annces, il les trouva cons-tantes; toujours dans le même sens elles croissoient, décrois-soicnt dans certaines saisons, &C se renouveloient avec Tannée.Un astronome le trouve heureux lorsqu’il découvre un nouveauphénomène; c’est une faveur du ciel, c’est une conquête surla nature. Mais aujourd’hui que tant de causes font connues,que Newton a pénétré 2c dévoilé tant de ressorts, cette con-noissance des faits ne suffit pas à la curiosité de l’homme , ellene marque pas assez le génie. Bradley , possesseur d’un faitinconnu de la nature, voulut J’expliquer avant d’en annoncerla découverte. Les apparences étoient contraires à Te fie t de laparallaxe; il ne falloit donc point penser à cette cause. IIimagina quelque mouvement dans Taxe de la terre , ou quelquemutation annuelle dans la direction des graves , mais il vitque les observations ne pouvoient pas cadrer avec ces théories,parce qu’il faudroit une théorie particulière pour chaque étoile.La circonstance que ces variations font annuelles, dût Téclairer