DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 675.
donner le rapport de la vîteíTe de la lumière à la vitesse dela terre. Un calcul trigonométrique , auíîi certain qu’il essíìmple, nous apprend que ce rapport est celui de 10313 à r,c’est-à-dire , que la vitesse de la lumière est dix mille troiscent treize fois plus grande que celle de la terre. Or nousvoyons que la terre décrit son orbe en 365 jours &c 6 heures;Le en conséquence du rapport suffisamment connu de la cir-conférence d’un cercle à son rayon, nous savons que fi la terrese mouvoir en ligne droite, avec la même vitesse quelle emploieà décrire son orbe, elle parcourroit un espace égal au rayon decet orbe , ou à la distance du soleil à la terre en 59 jours Sc11 heures 40 minutes. La lumière qui se meut 10313 soisplus vîte , doit parcourir cet espace en 103 13 fois moins derems, c’est-à-dire, en 8 minutes 7 secondes. Voilà donc lete m s que la lumière emploie à parcourir le rayon de notreorbe, à venir , par exemple, du soleil à Nous. Roëmer avoirtrouvé tout au plus 7 minutes ; mais on sent que la détermi-nation nouvelle est bien plus précise ; elle est fondée sur uneffet observé qui ne dépend que de la vitesse de la lumière,comparée à la vitesse de la terre , au lieu que le retard deséclipses des satellites de Jupiter j. peut dépendre de plusieurs,causes. Ces satellites doivent avoir des inégalités, il y a desillusions optiques qui s’y mêlent ; c’est à travers cette compli-cation que Roëmer apperçut l’effet de la progression successivede Ja lumière dans les tems des éclipses : mais si ces phéno-mènes furent suffisans pour constater la nécessité d’avoir égardà la succession de la lumière, son effet compliqué, altéré pard’autres effets , ne peut être évalué avec une grande précision;La différence d’une minute dans ces deux déterminations, n’em-pêche donc pas quelles ne se confirment mutuellement de lamaniéré la plus satisfaisante. Jusqu’à ce moment la vitesse instant
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