*' SUR LES CORPS LUMINEUX, ôc. 68 ;
Cette condition nécessaire ne suffit même pas, il faut encoreconnoître leur distance, puisque la grandeur apparente diminuepar l’éloignement , &C s’évanouit quand la distance est tropgrande. Nous ne pouvons donc acquérir quelque notion duvolume des étoiles, que par des suppositions qui nous procu-reront , sinon une détermination , du moins une estime vrai-semblable. Nous pouvons reculer le Soleil par la pensée ,juger par ce qu’il deviendra, de ce que sont les étoiles. Noussommes sûrs que leur diamètre n’occupe pas dans le ciel uneétendue qui surpasse une demi-seconde (a). Le Soleil en occupe1920, ou 32 minutes; en le plaçant 3840 fois plus loin, cediamètre ne paroîtra plus que d’une demi - seconde , commecelui des étoiles. Cette demi-seconde répond sur nos grandsinítrumens à un trois-centieme de ligne ; & comme il sautcinquante cheveux pour couvrir une ligne, ou un douzième depouce, il s’ensuit qisil saudroit alors répéter six fois l'étenduedu diamètre du Soleil , pour quelle répondît à celle d’uncheveu. Un Soleil six fois plus grand , mais ainsi éloigné „seroit entièrement éclipsé par un cheveu placé sur le limbe del'instrument. On a déjà peine à croire que ce point imper-ceptible de l’espace céleste puisse avoir une lumière sensible vLe rayonner jusqu’à nous. Mais ce n’eít pas tout, le défaut deparallaxe bien. reconnu dans Sinus, nous a fait conclure qu’ilétoit au moins cent mille fois plus loin que le Soleil ; il estdonc à une distance vingt-six fois plus grande que celle ohnous avions placé le SoleiL. Le diamètre doit diminuer dans-la même proportion , & notre Soleil, envoyé au lieu où estSirius , auroit un diamètre apparent, qui ne seroit pas la cent
(< 2 ) Si une étoile avoir un diamètre de i" qu’cn i" dc rem?, & toutes les observation»
4c degré dans lc cid ,,la lune ne F ccli£ seroit confiaient que Féclijse est instantanée.