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DISCOURS
séparées. Les étoiles qui peuvent lui être associées font fansdoute celles de la premiere Sc de la seconde grandeur ; i°. parcequ’étant plus grandes , on peut légitimement supposer quellesfont plus proches ; i°. parce que plusieurs d’entr’elles ont desmouvemens propres , Lc que la possibilité d’appercevoir cesmouvemens paroît tenir à leur proximité. M. Michell jugemême que plusieurs petites étoiles peuvent être de notre do-maine ; ce font celles qui ne font pas accompagnées (a). Cetteidée est conforme à la sagesse , à l’unité de la nature. Notresystème planétaire nous démontre quelle a uni Sc lié ensembleplusieurs corps célestes ; elle a partout travaillé fur le mêmeplan , elle a fait des associations dans le ciel , comme leshommes qui suivent ses vues , en ont fait fur la terre. Leschefs des petites sociétés font eux - mêmes les membres desociétés plus grandes. Les étoiles grandes Sc petites qui com-posent notre système particulier , font dispersées, semblentisolées , parce que nous les voyons de l’intérieur du sys-tème.
Une conséquence nécessaire de cette idée est que ces dif-fère n s systèmes d’étoiles doivent être assemblés , Sc fe balancermutuellement par une cause générale. Cet équilibre est la pre-miere loi de tout ce qui fe conserve : soit que ces amas decorps restent respectivement en repos comme des puissanceségales , opposées , qui agissent par des leviers ; soit qu’ils parti-cipent à un mouvement général que nous ne pouvons apper-cevoir. Mais la cause qui assemble les étoiles, qui les forme Scqui les contient en système , ne peut être qu’une force prépon-dérante ; il n’y a point de société fans un lien y Sc ce lien ,c’est un corps plus puissant qui maîtrise les autres. Ces systèmes
{a) Trans. philos, année 1767, N°. 154.
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