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Tome second.
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SUR LES CORPS LUMINEUX, àc. 65-

eux-mêmes ne peuvent se balancer qu’autour d’un systèmecentral, qui régisse tout en raison de la masse, formée ou par unnombre plus grand de corps, ou plus vraisemblablement pairun corps encore plus puissant. La subordination est dans tousles degrés : la nature n’est qu’une hiérarchie composée d’êtresdépendans ; une loi semblable fait que celui qui surpasse estlui-même surpasse. Voilà donc une échelle de grandeurs crois-iantes, où l’esprit retrouve la nature telle quelle existe partoutsous ses yeux. Nous voyons les lunes, les petits satellites accom-pagner servilement les planètes principales êc plus grosses : cesplanètes suivent le Soleil, qui les domine par sa masse ; il estlui-même enchaîné à un système d’étoiles, auquel préside uneétoile plus grande, plus volumineuse, qui à son tour le saitobéir, comme il fait obéir toutes les planètes ; Sc ces grossesétoiles, qui régissent les étoiles plus petites font encore assem-blées autour d’une étoile, qui les surpasse en grandeur Sc enforce. L'imagination pourroit multiplier ces degrés , mais ilne nous est pas donné de les suivre ; ils pourroient n’existerréellement que dans notre imagination. Les systèmes d’étoilesingénieusement observés, la connoissance des loix nécessairesà l’équilibre, nous font soupçonner deux ordres de grandeurau-delà du Soleil ; nous devons nous y arrêter. Les premiersastronomes n’ont pas jugé ce Soleil plus grand que la Lune ;si on leur eût dit que cet astre pouvoit contenir dans son volumesoixante-dix millions de Lunes semblables, si on leur eût ditfur tout qu’il étoit douze cent mille fois plus gros que la terrequ’ils ne pouvoient parcourir entiere,ôc qui leur paroissoit fansbornes, ils auroient eu plus de peine à se figurer cette grandeur,que nous n’en aurons aujourd’hui à imaginer une masse peut-êtreun million de fois plus grande que la sienne, 6c une autre masseencore un million de fois plus volumineuse que celle-là.T«me IL Ssss