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Tome second.
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DISCOURS

la chaleur ont peine à les suivre, les comètes ont un long hiver ;les vapeurs retombent, Sc Patmosphere se rejoint à la massedont elle étoit sortie. Quand D. Caísini n’auroit point décou-vert la lumière zodiacale, quand il n’auroit point eu la con-jecture heureuse que cette lumière étoit l’atmosphère du Soleil,conjecture pleinement vérifiée dans les éclipses de cet astre ,où son atmosphère devient visible, nous aurions conclu du feuqui le compose, de la force expansive de ce feu, de la chaleurau loin propagée, que cet astre doit fournir à une évaporationcontinuelle, Lc s’entourer d’une grande atmosphère. Ces va-peurs élevées du Soleil font plus denses dans les couches plusvoisines de fa surface , c’est-à-dire, que le feu y est mêlé à plusde matières hétérogènes. Ce feu s’épure en s’éloignant ; tandisqu'il continue à s’élever par fa force expansive , les matièresgrossières retombent par leur poids ; il finit par s’élever seul,èc lorsqu’il a recouvré sa pureté primitive, il devient la lumière,,qui n’est que la suite Le la partie la plus subtile de cette éva-poration puissante.

On peut croire que la fumée des corps est d’autant moins*obscure. Le même d’autant plus lumineuse que la matière du>feu y est plus abondante. Les vapeurs, qui s’exhalent des acidesfumans , tels que l’acide marin Le. l’acide nitreux , font oublanches, ou colorées de rouge; elles tiennent indubitable-ment ces couleurs du phlogistique , qui modifie ces acides, Scqui n’est lui-même que la matière du feu Sc de la lumière..Cette considération nous paroît propre à décider une questionproposée fur l’atmosphère du Soleil. On demande si elle estlumineuse par elle-même, ou si l’amas de ces molécules ac-quiert feulement assez de densité pour nous renvoyer quelquesrayons de l’astre qui en fait le centre. II semble que dans cecentre , ou le feu est si actif Sc si abondant, il doit s’élever en