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figure irréguliere. Les excavations, qui font son ouvrage, ontproduit les éminences; Sc ces éminences que nous avons prisespour des taches, font les preuves de son activité puissante.L’agitation extrême de ce fluide, qui est le principe de tousles autres fluides , est la cause des bizarreries observées.Tantôt il abandonne Sc laisse à nud ces éminences , tantôt illaisse appercevoir leur obscurité à travers un voile de lumière,puis il revient couvrir les unes, en en laissant reparoître d’autres.Cette agitation , dont les loix font incalculables, est unesource féconde des bizarreries apparentes ; mais elle n’empêchepas que lorsque cette espece de hasard retire le fluide dela même éminence, une tache vue 6 1 ans auparavant, ne semontre au même lieu Sc avec les mêmes caractères. Si lestaches font mobiles, c’est par le mouvement du fluide qui lescouvre, ou qui les abandonne ; si elles semblent s’approcherou s'éloigner, c’est l'ester du fluide interposé dans le vallonévasé qui les sépare. S’il n’y avoit point de fluide dans cevallon, les deux éminences ne formeroient q u'une tache con-tinue : elles se séparent, on voit deux taches lorsque le fluide«'interpose ; Sc lorsqu’il s’éleve , en s’accumulant , la plaines’aggrandit, Sc les taches paroissent reculer Sc se fuir On nepeut rien delìrer de plus satisfaisant que cette explication ;mais elle porte encore fur un principe incontestable de physi-que; fur un fait toujours observé. C’est que le feu ne se ma-nifeste que lorsqu’il brûle Sc qu'il dévore ; il se dissipe lorsqu’iln’a plus d’aliment. Le Soleil n’existe donc point fans un alimentcombustible qui nourrisse, qui occupe ce feu, pour l’empêcherde se dissiper. L’opinion, qui regarde les taches du Soleil commeune écume, a la même base que l’explication de la Hire, élissuppose également une matière hétérogène, mêlée au fluideigné : il n’y auroit point de dépuration sans cette hétérogénéité.
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