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Tome second.
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697
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SUR LES CORPS LUMINEUX, ùc. 697

Une preuve d’un grand poids ajoure encore aux conclusionsque nous venons de cirer des taches apparences du Soleil. Cecastre pefe trois cent mille fois plus que la terre , fous unvolume douze cent mille tois plus grand ; fa matière n’estdonc que quatre fois moins denie que la matière solide êcdure de notre globe. Nous ignorons quel peut être le poidsde la matière du feu, lorfqu’il est condensé Se fixé dans lescorps, lorfqu’il entre avec les autres élémens dans la compo-sition de ces corps ; mais il est évident que le feu solairen’est point dans cet état d’esclavage Sc de fixité. Tout nousannonce qu’il est libre, Sc nous en jugeons par la puissancequ’il tient de cette liberté. Or le feu libre, tel qu’il est fousnos yeux, fe caractérise par une flamme légere, volatile, quia beaucoup de volume, peu de masse Le de poids sensible. Lefeu libre est fans doute le plus léger de tous les fluides ; orcomment pourroit-il fe faire , si ce feu libre constituoit seul lamalle du Soleil, que cet amas de matière ne fût que quatrefois plus léger que la masse entièrement solide de notre globe.Cette difficulté est facilement résolue dans l’hypothèse de laHire. On conçoit que le fluide le plus léger , baignant unemasse solide, peut dans les essets qui résultent de leur union,nous manifester une densité moyenne, une densité plus íoibleque celle de la masse, infiniment plus forte que celle du fluide.Tout nous indique que le Soleil est dans un état de combustion :son globe est formé d’un amas de matières solides 6c dures;c’est un grand incendie dont la chaleur se répand au loin, Sçdont la lueur éclatante illumine une vaste sphère.

Voilà donc ce que sont les étoiles que nous avons reconnuessemblables au Soleil ; ce font des corps immenses en combustion;ce font de grands incendies, séparés par des distances énormes,Sc qui subsistent à l’écart, chacun dans un coin de l'u ni vers.Tome II. T ttt