DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 25
Avant de parler des résultats de cet important travail , nousdevons faire mention de quelques autres fruits du voyagemême. Inexpérience des horloges, qui retardent très-fcnfiblc-ment fous l’équatcur , raccourcissement qu’on est: obligé defaire à la verge du pendule (a), prouvent que la pesanteur descorps est moindre -à l’équateur qu’elle n'est à Paris, Sc vers lepôle dans les contrées septentrionales où nous avons pénétré ;à Pello dans la Laponie, ce pendule a été trouvé plus long qu’àParis de soixante centièmes ou de trois cinquièmes de ligne ,Sc plus long qu’à l’équateur de deux lignes six centièmes {b).II étoit intéressant d’cxamincr si cette diminution de la pesan-teur est uniquement l’efset de la rotation de la terre, ou de laforce centrifuge qui en résulte, Sc dont les loix font bien con-nues. M. Bougucr reconnut par ces longueurs du pendule, quela pesanteur diminue plus en allant du pôle à l’équatcur ,qu’elle ne devoit le faire à raison de la force centrifuge ( c}. IIy a donc quelqu’autrc cause qui conspire avec cette force ,pour diminuer la pesanteur ; cette cause naît de ce que la terren'est pas homogène. Nous verrons bientôt que la théorie aconduit M. Clairaut à la même vérité, où M. Bouguer arriveici par l’expérience.
Ce n’est pas tout ; cette force , abstraction faite de laforce centrifuge , ne peut pas être considérée comme cons-tante , même fur notre globe. Lorsque Newton a enseignéque le mouvement des corps célestes étoit produit Sc réglépar une attraction vers un corps central , que la force de la
(a) Supra.
{b) Longueur du pendule à Pello z pieds9 lignes, 17.
Maupertuis , Fig. de la terre, p. 180.
A Paris ; pieds. 8 lig 67.
Mem. de 1 Arad. des scienc. 1735 , p. 153.
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Sous l'éc]aateur 3 pieds 7 lig. 07.Bouguer Fig. de la terre , p. 3 ? 8.
Ces longueurs Pont celles qu’auroit le pen-dule dans le vide.
( c ) Bouguer , Figure de la terre »P a g- 3 47-
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