% é HISTOIRE
terre pour asservir la lune ëtoit semblable à la pesanteur, quiproduit sous nos yeux la chute des corps , il a montré cjuecette force de l’attraclion ou de la pesanteur diminue en raisoninverse du carré des distances ; mais on avoir été st long te m sà, distinguer la physique du ciel de celle de la terre , qu’onavoir quelque peine à admettre entr’clles une conformité en-tière Sc rigoureuse. On pensoit du moins que nés Sc fìxés à lasurface de la terre , nous approchons ou nous nous éloignonssi peu de son centre , soit par les excavations permises à nosforces Sc à notre industrie , soit sur les montagnes que nousoffre la nature , qu’un si petit changement de distance à l’égarddu centre , ne permettoit pas à la pesanteur de varier sen-siblement. Les expériences délicates du pendule ont fourni desmoyens qu’on n’espéroit pas. M. Bougucr se voyant dans lesCordillères , à la plus grande hauteur où un homme soitjamais monté , imagina de répéter l’expéricnce du pendule Scde déterminer fa longueur à différentes élévations. A Quito,étant élevé de 1466 toises au-dessus du niveau de la mer, iltrouva qu’il falloir accourcir le pendule de 3 3 centièmes delignes; c’est une preuve fans répliqué qu’cn quittant le bord dcla mer. Sc en s’éloignant du centre de 1466 toises dc plus, lapesanteur étoic sensiblement diminuée. Mais cc n’est pas tout;étant monté fur le sommet dc Pichincha , élevé dc 2.43 4 toisesau-deffus de la mer, Sc dc p68 toises au-dessus de Quito, ilfallut encore accourcir le pendule de 1 9 centièmes dc ligne :cette hauteur est le dernier terme où l’on peut atteindre, c’cstlà que commence la neige éternelle. Les montagnes , qui ,comme Chimboraço , s’élcvcnt plus haut dans les nues , ontleur sommet inaccessible ; cette seconde expérience confirmoitla première , Sc montroit une diminution plus forte, en raisond’une distance plus grande. Mais il y a cela dc remarquable ,