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Tome troisième.
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DE L’ASTRON OMIE MODERNE. 'jjtant de conformité entre des effets qui semblent appartenir àdes causes différentes.

Voilà tout ce que nous savons fur la figure des planètessolides St opaques ; il nous reste à dire un mot de celle duSoleil. Cet astre assujetti aux mêmes loix que les autres ,tournant comme eux fur son axe, doit avoir une figure ap-platie , comme la Terre St Jupiter ; mais fa révolution estde 25*7. Cette lenteur ne donne aux parties de son globequ’unc petite force centrifuge , St son applatiffcment ne doitêtre que d’environ un - ; - 0 ' 0 - q ~ 5 e • il est parconsequent inobser-vable ; auífi n’a-t-on jamais pu l’appercevoir par les obser-vations les plus exactes. Au contraire M. Bouguer , en seservant de rhéliomètre qu’il a inventé, St de toute la précisionque cet instrument comporte , a trouvé que le diamètre ver-tical surpaffoit l’horizontal au moins de deux secondes (a). M. dela Lande l’a observé de même (b) : peut-être cette différencevient-elle de la décomposition des rayons colorés; c’est lacause la plus vraisemblable. Mais quand , par une dispositioncontraire à celle de toutes les planètes, le Soleil seroit alongé,tandis que les planètes font applaties par les pôles , il n’yauroit peut-être en cela rien d’extraordinaire ; ces astres nefont point de la même nature. Le soleil c st un feu en acti-vité , il est livré à une continuelle agitation : les parties cons-tituantes des planètes font en repos ; elles font compactes ,après avoir été fluides. Le Soleil renferme nécessairement unemasse dure St solide que le feu travaille , détruit , divise ,St qui à son tour doit parvenir à Tétât de fluide; les circons-tances n’étant pas les mêmes, les phénomènes doivent être

(.i) Mém. de l’Ac. des Scien. 1748 , p. 11.

(£) Astr. Tom. III. p. 406.