áo HISTOIRE
ce cercle , Sc leur obliquité mutuelle varie de cette quantitédans une période de i 8 ans {. Si M. Bradley a soupçonné lacause , la démonstration en étoit réservée à M. d’Alcmbcrt.Mais l’effct de la notation est important pour connoître, aumoment que l'on veut, l’obliquité de l’écliptique, Sc la posi-tion des étoiles toujours déterminée relativement à l’équatcurou au pôle ; cet élément entre dans toutes les recherches astro-nomiques. Les deux phénomènes appcrçus par Bradley , sontauísi utiles à la science qu’ils sont honorables à son génie; Scsi jamais la perfection des instrumens donne lieu à de.nouvcllesrecherches fur la parallaxe des fixes, comme cette parallaxeinfiniment petite ne peut se manifester que par de très-petitsmouvemens , il est essentiel que les étoiles soient dépouilléesdes variations produites par d’autres caulcs. M. Bradley auradonc préparé la voie : ce qu’il a atteint l’a amplement dédom-magé de ce qui lui a échappé ; Sc ce qu’il a découvert luiassure une part dans la gloire de ce qui pourra se découvrir.
II iaut avouer cependant que nous avons peu d’cspérancede parvenir à mesurer la distance des étoiles. M. Bradley penseque si la parallaxe annuelle étoit seulement d’une seconde, elleauroit été apperçue par ses observations long-tems continuées,Sc faites avec un secteur de ving-quatre pieds de rayon. Nousne pouvons nous flatter que les instrumens , même perfec-tionnés , nous permettent d’allcr plus loin , Sc de porter laprécision des mesures au-delà d’une seconde. M. Bradley pour-roit bien avoir posé les limites de nos connoissances à cetégard. Cependant ce résultat nc peut avoir de force que rela-tivement aux étoiles qui ont été examinées ; on a choisi cellesdu Dragon Sc de la grande Ourse, qui passent près du zénith,parce qu’ellcs ne sont pas affectées de la réfraction. Qui peutdire que dans les autres régions célestes, il n'y a pas des étoiles