DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 6r
<}ui auroient quelque parallaxe ? Celles qui s’élevent moinsvers le haut du ciel , font affectées de la réfraction ; ici nosmesures ÔC nos calculs mont pas une précision égale. L’instru-ment répondroit d’une seconde , mais le calcul des réfractionsn’en répond pas ; la légère incertitude qu’il comporte peutcacher une petite parallaxe. D’ailleurs si les belles étoiles ,comme Sinus, Aldebaran , ont été suivies par un grand nom-bre d’observations , les petites n’ont pas été examinées avecle même foin ; peut-être qu’elles montreroient la parallaxe queles grandes nous refusent. Les étoiles font fans doute à desdistances inégales : nous ne disons plus , comme jadis lesGrecs , qu’elles font attachées à une voûte sphérique ; notreimagination plus éclairée fe représente un espace presque fansbornes , où les étoiles font semées à des distances considéra-bles ; elles diffèrent en grandeur apparente , on les partage enclasses, relativement à leur éclat. Cette inégalité vient-elle oude la différence de la distance, ou de la différence de grandeurréelle ? Toutes les deux y contribuent fans doute ; voyons ceque donnent les déterminations actuelles. Une parallaxe d’uneseconde suppose que les étoiles font r 06000 fois plus loin denous que le soleil qui lui-même est éloigné de 3 5 millions delieues : si aucune des étoiles n’a une parallaxe plus sensible ,voilà la plus courte de leurs distances; 6 c dans le nombre de cessoleils, il y en a dont la distance peut être infiniment plus grande.D’un autre côté la lune éclipse en un instant les étoiles qu’ellerencontre , elle n’y emploie pas une seconde ; ce qui prouve quele diamètre de ces étoiles n’occupe pas un espace d’une demi-feconde dans le ciel. Ce diamètre qu’on ne peut mesurer, peutfans doute être beaucoup plus petit ; mais le soleil, avec sonvolume immense, reculé à cette distance 206000 fois plusgrande que la sienne, auroit une étendue 206000 fois moindre