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Tome troisième.
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DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 6 S

est moindre qu’une demi-feconde , & que la parallaxe de cellesqui ont été observées ne surpasse pas une seconde.

Si la distance des étoiles reconnue plus grande que deuxcent mille fois la distance du soleil, est la limite de nos con-noissances ; s’il ne nous est pas permis d’en déterminer plusexactement la quantité , pourquoi serions-nous mécontens desbornes posées à nos recherches ? Nous avons beau changerd’objets, nous retrouvons ces bornes partout où nous portonsnos moyens ; toutes nos déterminations ne font que des limites.Lorsque Bradley a observé la nutation , il n’a pu dire autrechose , sinon que ce mouvement n’étoit pas plus grand , oun’étoit pas plus petit que i8 ff ; il en faut dire autant de lalongueur de Tannée , des révolutions des planètes , de leursdistances, dc leurs diamètres, ôcc. II est vrai que ces limitespeuvent être plus ou moins resserrées; mais Thomme n’est pastoujours de mesure avec les diverses especes d’étenducs ; toutce qui est très - grand ou très - petit lui échappe ; qu’importeà la philosophie d’être un peu plus près , ou un peu plusloin de cette vérité absolue que nulle part elle ne peut at-teindre.

Continuons à parcourir les phénomènes nouvellement dé-couverts ; la plupart seront des preuves de la gravitation descorps & des conséquences du principe de Newton. Jupiterassez puissant pour enchaîner quatre planètes à fa fuite, Saturnequi en compte une de plus dans son cortège, ne peuvent avoircet empire sur de petites planètes, fans avoir quelque pouvoirpour se nuire , & pour se déranger mutuellement : tous lesvingt ans ils se rencontrent à une certaine proximité ; Le c’estlà que leur action réciproque doit se développer avec touteson énergie. Kepler, Horroxe , Hevelius , Flamsteed, Maraldiavoient déjà remarqué des inégalités dans le mouvement de