6r HISTOIRE
que celle qu’il nous présente , & son diamètre n’auroit quela cent septième partie d’une seconde. Nous avons observé (a)combien il est difficile de concevoir qu'un point rayonnant,presqu’inscnsible , puisse , à travers tant d’efpace , envoyerjusqu’à nous, & fi loin , une lumière éclatante, telle que nousla recevons de Sirius : nous en avons conclu que parmi cesétoiles il y en avoit de beaucoup plus grandes que le soleil ;cependant nous ne pouvons présumer que toutes les étoilessoient dans ce cas. Les probabilités ne permettent pas de sup-poser que le soleil soit ni le premier ni le dernier de l’efpccedes soleils , Lc que le hasard nous ait départi le plus foible deces grands corps destinés à éclairer Lc à échauffer l’univers. Sidans le nombre des étoiles que nous voyons, il y en a de pluspetites que notre soleil, nous pouvons croire qu’elles sont plusproches ; ce font donc celles - là qu’il faudroit observer (b ) ;peut-être nous offriroient-elles une parallaxe de quelques se-condes. Mais comment entreprendre de répéter cet examenpar des observations suffisantes fur la multitude des étoiles ?Le courage & la constance humaine n’y suffiroient pas : atten-dons que le tems nous éclaire ; il nous fournira peut-êrre quel-ques réglés pour choisir les étoiles qu’il convient d’cxaminer.Aujourd’hui bornons-nous à savoir que le diamètre des étoiles
(a) Supra , Tome II , p. 686.
(£) Galilée voyant que nos instrumensles plus grands scroient insuffisans pour laparallaxe des étoiles , propofoit de fe ser-vir de rélcvacion d'un édifice, ou de celled’une montagne , pour observer la hauteurdes étoiles en distérens tems de Tannée , ense plaçant à une grande distance. Mais ,comme le remarque M. saisis , il y a lieude croire que Tépaisscur de l’atmosphèrc &les rétractions terrestres nuiroient à cetteobservation. Ce savant géomètre a pro-
posé des vues pour suivre cette recherche( Trans. 169, , n*. 101) : il nous est venuune autre idée à cct égard ; ce seroit deplacer dans le fond des caves de T Obser-vatoire un excellente lunette, & d’obscrveravec un micromètre les variations de ladistance d une étoile au zénith. Cet ins-trument qu’on pourroit faire , pour ainsi-dire, auffi long qn’on voudroit , nous se-roit connoître si les petites étoiles qui pas-sent à notre zénith , ont une parallaxesensible.