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Tome troisième.
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66 HISTOIRE

tante , dont la loi n’est: pas connue; peut-être n’cst-il queTeffet particulier d’unc cause accidentelle, comme l’attraction.d’une comète (a). Ce changement a été en effet trop brusquepour n’être pas le produit d’une cause accidentelle êc passa-gère : nous voyons que cette altération a dû avoir lieu vers1745 (3 ); il parut alors une très-belle comète. Ce scroit unsujet intéressant de recherche , que de voir si la comète s’esttrouvée assez près de Saturne pour le déranger ; ôc dans le casoù la chose scroit possible , où la comète auroit été capable deproduire un dérangement semblable à celui qui a été oblcrvé,il scroit curieux de calculer quelle'a été la masse suffisante pourle produire. Oh en tireroit deux résultats importans, une causepour le dérangement de Saturne, une connoissance , au moinsprobable , de la masse des comètes (c).

Nous passons des mouvemens des planètes à ceux des satel-lites de Jupiter. Leur théorie n’avoit été qu’ébauchée parDominique Caílini ; il avoir fait plus que Galilée Lc tous sescontemporains ; ses luccesseurs dévoient aller plus loin dans lacarrière qu’il avoir ouverte. Dominique Caffini fixa les révo-lutions de ces satellites, la durée de leurs éclipses, la grandeurde leurs cercles , la position de leurs nœuds ; il crut que cesquatre cercles avoient la même inclinaison sur l’orbitc deJupiter. Ces premières déterminations avoient besoin d’êtrerectifiées : c’étoit beaucoup pour lc tems de Dominique Caffini;

(a) Mém. de l’Aca. des Sci. 174 j, p. ; 61.(è) On voit par la Table des oppositionsde Saturne (Mém. de l'Acad. des Sci. 1765,p. ; 6z.) que depuis 1735 terreur des Ta-bles de Hallcy est négative : elle croît jus-qu’en 1740 , décroît ensuite jusqu’en 1745',qu'elle n’est plus que de i'£. Elle devroit{'anéantir, puis devenir positive ; c’est lamarche naturelle, & celle qu’offrent toutesles autres observations : point du touc ;

cette erreur négative recommence tout àcoup à croître en 1746.

(c) Nous devons dire cependant qu’onavoir soupçonné cette comcte d avoir pudéranger le mouvement de Mercure ; maisle docteur Bevis adreisa à la Société royalede Londres des observations de cette pla-nète j qui prouvoieut que son mouvementn’avoit point été altéré. ( Tranfac. philos.1744 , n°. 475 -