HISTOIRE
notre lunette étoient toujours les mêmes , les variations decette portion insensible dans les circonstances différentes ,nous montroient les variations de la lumière totale. En dimi-nuant ainsi l’ouverture d’une lunette , on fait disparoîtrc àvolonté le satellite : on peut donc sc procurer des éclipses fic-tives ; nous en avons tiré un moyen de mesurer les diamètresde ces petites planètes que nous n’appcrcevons que comme despoints brillans , 6c dont notre vue , aidée des meilleurs instru-mens , ne peut discerner les disques. Quelques momens avantune éclipse réelle , si l’on diminue l’ouverture de la lunette ,au point de voir à peine le satellite , on aura une premièreéclipse fictive , presqu’au moment où le petit astre touchel’ombre : en rétablissant tout-à-coup l’ouverture; en observantensuite l’éclipse réelle , on aura par la différence des tems , lamesure d’une grande partie du diamètre , 6c on trouve facile-ment par le calcul, le rapport de cette partie avec le diamètreentier. Cette méthode de mesurer la lumière par le rétrécisse-ment des ouvertures, si elle écoit adoptée, deviendroit uneépreuve de l’état de l’atmosphère , de celui de l'organe , dela force de la lunette , 6c un moyen de comparaison pour desobservations faites dans des climats différons, ôc par des ob-servateurs dont les vues font inégales. Cette méthode auroitencore une utilité pour mesurer la lumière des étoiles, 6c pourdistinguer avec plus de certitude leurs différentes classes. Maisc’est assez parler de nous-mêmes , nous revenons à des objetsplus intéressons; 6c à la théorie des comètes proposée, établiepar Newton 6c développée, quant aux applications astrono-miques , par Halley , Bradley, M. le Monnier, M. Maraldi ,M. de la Caille, 6cc.
Les Astronomes François ne commenceront que vers 1740a déterminer l’orbite parabolique des comètes dans les principes
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