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Tome troisième.
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P 8 r HISTOIRE

auroit-cllc de la chaleur, des liquides fans émanations ? Com-ment auroit-clle des êtres vivans fur un globe fans eaux Scpresque fans air? Comment les végétaux pourroient ils croître,fi elle ne tire rien dc son sein? Nous sommes déjà parvenusà ces conclusions (a), confirmées ici pat la découverte d’un airpresque fans masse Sc. fans énergie. Tant que nous n'avons pumesurer cet air par ícs effets , nous ignorions ía nature ; maislorfqu’une fois nous l’avons saisie, nous avons une donnéequi nous permet des conclusions légitimes. Tout est lié dans lanature par un besoin mutuel , toutes fes parties dépendent lesunes des autres; les grands corps, les masses habitées fontorganisés comme la machine humaine, où la vie dépend dc tantd’élémens. L’abfence, la destruction d’un decesélémens suffisentpour interrompre la vie, ôc pour détruire l’organifation.

L’Astronomie ne s’est pas feulement enrichie par ces spécu-lations tranquilles du cabinet, par les observations des Astro-nomes sédentaires , elle doit encore dc grands progrès Sc auxvoyages entrepris fur le globe , Sc à la perfection des arts ;nous allons examiner fucceílivemcnt les produits de ces deuxsources.

L’homme tranquille Sc sédentaire ne connoîtroit rien qu im-parfaitement : il n’occupe qu’ùn point dans un espace infini ;la vue , le plus étendu dc fes sens , est encore si bornée !D’ailleurs elle le trompe , il ne voit bien que ce qu’il touche.II faut donc qu’il fc transporte pour tout voir, qu’il marchepour tout mesurer, qu’il change de place pour changer lesapparences qu’il veut étudier Sc approfondir ; en un mot ilfaut que l’hommc parcoure l’univers , la nature, autant, qu’ille peut, Sc qu’il s’applique lui-même, Sc successivement, aux

(«) Supra, Tome. II. p. 718,