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Tome troisième.
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DE L’ASTR ONO MI E MODERNE.

Caille au Cap de Bonne - Espérance : la parallaxe de la lunequi renferme le secret de sa distance , est une de ces illusionsou de ces apparences qu’il faut faire varier, qu’il faut amplifierpour les conncîrrc Sc les mieux déterminer; elle est la plusgrande à l’horizon , elle tend à en rapprocher les astres Sc àles éloigner du zénith. On fait qu’clle est due à l’épaifleur dela terre ; on se rappelle qu’clle est formée par les deux lignesimaginées du centre de la terre Sc de l’œil de l’observateurau centre de la lune. Cet observateur la voit plus éloignée deson zénith qu’clle ne l’est réellement. Si un second observateurtransporté dans l’autre hémisphère , observe de son coté , aumême instant que le premier , il verra aufii la lune éloignée deson zénith par la parallaxe; mais comme les hémisphères fontopposés, les effets font contraires. Dans l’un la parallaxe portela lune vers le midi ; dans l’autre elle la ramène vers le nord.Les observations comparées donneront pour résultat le doublede la parallaxe, ou du moins une parallaxe presque doublée »suivant les circonstances plus ou moins favorables. L’erreurinévitable fera ensuite partagée comme le résultat double ; Scla parallaxe , cette connoissance délicate Sc importante seradéterminée avec d’autant plus de préciíìon. Tandis que M. dela Caille observoit au Cap, M. Bradley observoit à Londres ,M. de la Lande k Berlin, M. Zanotti à Bologne, M. Wargentink Stockolm , M. Caífini de Thury à Paris, Sec. Ce secoursque les hommes se prêtent, ce concours pour une même re-cherche est un avantage de la société des peuples ; la facilitédes voyages est encore un fruit de leurs communications. Peuk peu nous nous sommes familiarisés avec les climats, avec leshommes , c’est aujourd’hui que I’homme est vraiment habitantde la terre. II faut remarquer que l’applatiffement du globeintroduit une petite inégalité dans la parallaxe; cette parallaxe