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Tome troisième.
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DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 103d’incercitudc fur cctrc détermination ; 8 c comme ccs deux se-condes répondent à cinquante lieues (a) f il s’cnfuit que fans sortirdu globe où nous sommes renfermés, notre industrie a mesuréune grande distance avec cette précision.

C’est beaucoup d’avoir connu si bien la distance à laquelleJa force prépondérante de la terre a sixé ia lune, pour ainsidire , la longueur de la chaîne où cet astre est attaché. Le schaînes du soleil , proportionnées à fa puissance , font plusétendues 8 c plus difficiles à apprécier; elles retiennent toutesìes planètes à différentes distances. Nous avons dit que ccsdistances ont entr’elles des relations nécessaires : il n’en fautconnoîtrc qu’unc, toutes les-autres seront connues ; elles fontmesurées par les parallaxes. C’est donc à la parallaxe du soleil,c’est-à-dire, aux différentes apparences produites par la gros-seur de notre globe , qu’il faut demander la distance du soleilà la terre ; mais le soleil est si loin, la terre est si petite devantlui, qu’cllc a bien peu d’étcndue pour des apparences sensible-ment différentes. Deux lignes menées d’un point de la circon-férence du globe 8 c dc ion centre , quoiqu’éloignécs de lalongueur du rayon, & par conséquent séparées par une dis-tance dc plus de 1400 lieues, lorsqu’cllcs aboutissent Sc sejoignent au centre du Soleil , y forment un angle si petit ,qu’il offre peu de prise a nos observations. Aristarque suppo-soit cet angle de trois minutes; Hypparquo, Ptoléméc, Tychomême n’y ont rien changé. Kcpler penchoit à faire la parallaxe

M. Murdoch a cherché la même choseque M. Horsley ; mais en employant commedonnée la longueur du pendule à seconde,à l'éqmteur, il trouve les rapports des dis-tances, des malles , des densités de la terre,de la lune & du loleil dans différentes hy-pothèses des parallaxes de la lune , les ré-sultats les plus éloignés pour la parallaxe

du soleil font n",o; & 8".<-9 ( Tranfac.1768 , p. 14). Ces recherches font plus cu-ticules qu’utfcs ; mais on est bien aise devoir que la théorie peut s’accordcr à don-ner la méme Parallaxe que le passage dcVénus.

(a) M. dc la Lande, Astron. Tom. II,p. 40t.