106 HISTOIRE
Sainte-Hélène, où Halley avoit déjà observé. M. Mason s’cm-barqua pour les Indes 6c pour Sumatra : mais fa navigationdirigée par les sciences qui aiment la paix , fut troublée parla guerre; nos vaisseaux attaquèrent le sien qui fut désemparé,6c l’Astronôme se trouva obligé de rester au cap de Bonne-Espérance. L’Ácadémie des Sciences de Stockolm envoya desobservateurs en Laponie Sc au nord de la Suède ; le Roi deDancmarck à Drontheim en Norvège, l’Académie de Pétcrs-bourg , sur les confins de la Tartarie 6c de la Chine (a).
Le jour du passage arrivé , il fut observé partout où le cielne se déroba pas aux regards des Astronomes; nous ne pou-vons nommer ici tous les témoins de ce curieux phénomène.Obligés de proscrire les détails , nous nc présenterons que desrésultats ; ils ne furent pas auíïï satisfaisons que Hallcy lesavoit annoncés. On trouva peu d’accord dans les comparaisonsque ?on fit des observations : deux Astronomes , M. Pingré ScM. Short, s’occupercnt particulièrement de ces comparaisons;Sc comme les observations étoient ou différemment exactes ,ou différemment favorables, ces deux astronomes , en choi-fifiant différons termes de comparaison, parvinrent à des con-clusions assez éloignées. M. Pingré trouva la parallaxe du soleilde 1 o"- {b) ; Sc M. Short seulement de 8^ (c). C’étoit un tristerésultat pour une observation qui avoit couté tant de voyagesSc tant de peines, qu’une incertitude de deux secondes ou d’uncinquième de la quantité déterminée. Cette incertitude étoitbien loin de la précision espérée à y^ e près. Ce qu’il y eut deplus fâcheux ; car l’histoirc doit tout dire, elle doit compte dela mauvaise fortune comme des succès; ce qu’il y eut de plus
(a) Académie des Sciences 1757 , Hist. ces, 1761 , pages 413 & 485 ; 17^5; p- J.P- 77- (c) Trans. phil. 17Í1, p. 611 ; »
• (t-j Mémoires de l'Académie dcsScicn* * p. ìjî & 300